Masque FFP1, FFP2 : quelles différences ?

 Porter un masque respiratoire, c’est respecter les gestes barrières préconisés par la France pour éviter l’épidémie de covid. De ce fait, ils sont en vente partout et dans tous les rayons des magasins et supermarchés ! Mais quelles sont les normes d’un masque respiratoire pour qu’il soit efficace contre le coronavirus ? Quelle est la différence entre un masque FFP1 et FFP2 ?

 

Un masque de protection respiratoire : à quoi ça sert ?

 

Les masques respiratoires : plusieurs types d’utilisation

 

En France, les masques respiratoires jetables sont devenus obligatoires à cause de la pandémie de covid. Ils recouvrent seulement le nez et la bouche et sont maintenus, sur le visage, par deux élastiques accrochés aux oreilles. Une baguette souple au-dessus du nez permet de l’ajuster correctement. Depuis cette crise sanitaire, et pour limiter la propagation du coronavirus, le port du masque est devenu obligatoire dans les transports publics, les bureaux, en ville et si vous êtes malade. Pour protéger votre santé, il en existe de plusieurs types dont :

 

  • Le chirurgical est typiquement un masque anti-projections pour le grand public. Lorsque vous en portez un, les gouttelettes que vous émettez lors d’un éternuement ou d’une toux ne sont pas projetées sur la personne qui est à côté de vous. Par conséquent, le porteur est aussi protégé contre les projections d’une personne en vis-à-vis, si cette dernière porte elle aussi un masque chirurgical qui empêche les microgouttelettes de se répandre dans l’air. Ce sont elles les plus difficiles à « maitriser » et les masques chirurgicaux ne protègent pas contre l’inhalation de ces microparticules qui restent, la plupart du temps, en suspension dans l’air. Souvent utilisés par le personnel soignant, ils doivent aussi, par sécurité, être portés par les malades atteints de la covid afin d’éviter la transmission de la maladie à leur entourage.
  • En tissu dit « barrière alternatif ou grand public » : fait soi-même ou acheté en magasin, ce masque en tissu doit avoir une utilisation ponctuelle et précise. Son efficacité est liée à la façon dont il a été confectionné et à l’usage que vous en faites... Pour limiter le risque de contamination de la covid, lavez-le régulièrement à 60° minimum.
  • Les FFP ont un dispositif de filtration d’air différent selon l’utilisation que l’on souhaite en faire. Classés selon trois catégories – FFP1, FFP2, FFP3 – ils répondent aux critères stricts de la norme européenne EN 149. Cette protection est l’une des plus efficaces pour la prévention des maladies liées aux bactéries et aux virus comme le coronavirus.

 

Qu’est-ce que la norme EN 149 ?

 

Tous les masques FFP (Filtering Facepiece Particles, ou « masque à particules ») respectent la norme EN 149 qui définit précisément les critères émanant des directives européennes sur les appareils de protection respiratoire. Celle-ci, mise en place en 2001, certifie les masques qui ont pu passer avec succès tout un protocole de test. Ces masques sont munis d’un dispositif de filtration d’air qui limite l’inhalation de microparticules (poussières, pollen, virus, bactéries...). De ce fait, ils sont considérés comme étant antipollution. En France, le port de ces demi-masques filtrants est réalisé dans le cadre du travail lorsque l’environnement est très pollué. Mais le grand public les utilise de plus en plus comme les piétons, les cyclistes ou les motards qui peuvent respirer les gaz d’échappement des voitures lors de leurs déplacements.

 

Il existe 3 catégories de protection respiratoire individuelle pour la santé de nos poumons. Leur classement est effectué selon la quantité – et la taille - de particules filtrées : FFP1, FFP2 et FFP3. Ainsi, les bactéries ont une plus grosse « taille » (1 à 10 microns) que les virus (0,01 à 0,4 micron) tandis que les gouttelettes que nous projetons ont une dimension de 5 à 150 microns. Pour que ces masques aient une réelle protection contre les microorganismes, privilégiez ceux qui sont homologués FFP.

 

Les États-Unis ont aussi leur propre norme - NIOSH 42 CFR – réputée comme étant « plus souple » pour la santé que notre « EN 149 ». Elle définit aussi trois types de protection : N95, N99 et N100. Le « N » indique que ces masques filtrent les particules qui n’ont pas d’huile comme la poussière, les bactéries, les virus ou les allergènes. Le chiffre qui suit indique le pourcentage des particules de 0,3 micron filtrées : N95 (95 %), N99 (99 %), N100 (99,97%).

 

 

Quelles sont les différences entre un masque FFP1 et FFP2 ?

 

Pour être homologué, il faut que ces masques remplissent parfaitement tout un ensemble de critères défini par l’authentification EN 149. Deux critères, testés en laboratoire, définissent leur niveau de protection : le taux de filtration et le taux de fuite totale vers l’intérieur. Le premier taux juge de son efficacité tandis que le taux de fuite teste le défaut d’étanchéité (au niveau du nez et du menton). Selon les résultats, ces masques n’ont pas la même capacité filtrante : ils sont classés FFP1, FFP2 ou FFP3. Généralement jetables, ils peuvent être réutilisés selon le type d’usage que vous en faites. Pour ce faire, le code R (réutilisable) ou NR (non réutilisable) est directement indiqué sur le produit.

 

Les critères du masque FFP1 

 

Le masque chirurgical FFP1 a un taux de filtration supérieur ou égal à 80 % tandis que le taux de fuite est égal à 22 %, ce qui veut dire que cette protection FFP1 est efficace contre les grosses particules non toxiques et empêche 80 % des aérosols de passer à travers son filtre. Ils peuvent être munis d’une valve (ou soupape) pour faciliter la respiration.

 

Son utilisation est souvent ciblée : ils sont recommandés dans le secteur du BTP ou pour effectuer des activités de bricolage afin d‘éviter la poussière ou l’inhalation de certains produits toxiques. Pour que son efficacité soit optimale, et limiter les risques, le porteur de cette protection doit en faire bon usage (hygiène des mains, placement correct sur le visage...) sinon elle ne permettra pas de filtrer et de bloquer l’intrusion d’aérosol, de virus et autres micro-organismes.

 

Les critères du masque FFP2

 

Réservé généralement au secteur médical, le masque FFP2 empêche 94 % des aérosols de passer dans les poumons. Il est souvent utilisé dans le secteur industriel et agricole car, selon les normes, il filtre les particules solides et liquides comme la limaille métallique, la poussière de bois, de céréales ou de foins, la fibre de verre... Le milieu hospitalier l’utilise aussi contre les virus grippaux graves (SRAS, grippe aviaire, coronavirus...). Cependant, il n’est pas efficace contre les vapeurs, les gaz ou les solvants. Aux États-Unis, son équivalent est le masque N99.

 

Quant au masque FFP3, il filtre 99 % des aérosols et est destiné contre les particules très fines telles que l’amiante, le plomb, l’arsenic, les fumées de soudage... et protège efficacement contre la pollution de l’air. Mais pour vous permettre de bien respirer avec, mieux vaut avoir une soupape d’expiration ! Ses équivalents aux États-Unis sont les masques N99 et N100.

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